Ce travail commence dans ma boite courriel. De façon hebdomadaire, je reçois plusieurs de ces correspondances (vraisemblablement frauduleuses) de femmes, tous Slaves, en quête d’amour. Toujours des titres similaires, des textes rédigés dans un anglais malhabile et surtout, une photographie.

L’objectification de ces femmes qui figurent sur ces photographies est certes obscène, mais pose un questionnement fondamental sur les concepts d’identité, de connaissance et de vérité en exacerbant le pouvoir d’induction que possède le photographique. C’est précisément ce qui m’intéresse de ces images et c’est en partant de ce principe que je construis un univers pictural qui prend racine à la fois dans les textes et les photographies qui composent les courriels reçus.